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MONTRÉAL (MÉDIAMOSAÏQUE TOP 20) - Si la notion de métissage a encore un sens, c'est dans la trame de l'existence du fils d'un maçon marocain: Mohamed El Khayat, qu'elle le prend aujourd'hui. Le métissage, tel que les Grecs et les Romains l'avaient rendu possible aux yeux de l'humanité; tel que le premier président du Sénégal, l'académicien Léopold S. Senghor l'avait prêché: « L'avenir est dans le métissage ».
Epouser une femme, une langue, un pays
Mohamed El Khayat, lui, ne l'a pas cherché, il l'a trouvé en acceptant d'aller poser ses pierres ailleurs. Son premier ailleurs a un nom: Espagne, où la rencontre en 1986 avec une Québécoise, celle-là même qui n'aura pas tardé à devenir sa « Nedjma », son étoile, sa femme, sa porteuse de chances au Québec de cette année là.
Le Fils du maçon donc, devenu à son tour Lauréat du Prix «Bâtisseur québécois», titre qui lui a été décerné par la mairie de la ville de Québec en 2000. Comme quoi, il ne suffit pas de suivre et de supporter son destin, encore faut-il l'aimer! Je songe au fameux ''Amor fati'' de Nietzsche. Mohamed El Khayat, n'a pas seulement épousé un cœur, une patrie nouvelle, mais il a compris qu'il lui fallait aussi épouser une langue.
L'imprégnation de la culture de l'autre passe par l'apprentissage de l'Histoire et de sa langue nationale. L'informaticien de formation, pour qui la langue française représentait une chape de plomb, une véritable mer rouge à traverser, l'a apprise. Mieux, il a été l'approfondir en des études littéraires à l'Université Laval.
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